Le knowledge management (ou management des connaissances) simpose comme
 
 
le « must » du siècle naissant. Passé en quelques années
 
 
du dixième au cinquième rang des priorités des firmes américaines,
 
 
il concerne en fait toutes les entreprises qui ont pris conscience quune
 
 
gestion performante de leurs connaissances va devenir un élément
 
 
clé de leur valeur ajoutée dans les toutes prochaines années.
 
 
 
 
 
 
Chiffré par les plus optimistes à 14 milliards de dollars au plan
 
 
mondial, le marché du knowledge management devrait tripler entre 2000 et
 
 
2003. À cet horizon, 75 % des grandes entreprises mondiales auront un système
 
 
de knowledge management opérationnel ou en projet. Et les PME les plus
 
 
dynamiques savent déjà quelles ont tout intérêt
 
 
à leur emboîter le pas.
 
 
En France, le knowledge management génère en outre un marché
 
 
des services déjà supérieur au milliard de francs.
 
 
Dans lHexagone comme dans les autres pays industrialisés, il connaît
 
 
aujourdhui son véritable essor car :
 
 
Dans la course à la compétitivité, les moyens classiques
 
 
ont atteint leurs limites, quil sagisse de lautomatisation
 
 
des process de production ou de linformatisation des grandes fonctions
 
 
de lentreprise. Lintelligence collective prend le relai dans le
 
 
domaine de la gestion ;
 
 
La nécessité de capitaliser et valoriser les connaissances
 
 
apparaît clairement au lendemain des « grandes manuvres »
 
 
des années 90 qui ont à la fois fait exploser le volume des connaissances
 
 
à gérer par les entreprises et provoqué des pertes de savoirs
 
 
et savoir-faire.
 
 
Les outils et technologies informatiques sont désormais disponibles
 
 
pour permettre la collecte, le stockage et lorganisation des connaissances
 
 
ainsi que laccès dynamique au patrimoine informationnel de lentreprise.
 
 
Néanmoins, le succès dun projet de knowledge management
 
 
repose avant tout sur la mise en uvre dune véritable démarche
 
 
culturelle de lentreprise visant à inciter chacun à alimenter,
 
 
exploiter et valoriser le système de knowledge management.
 
 
La création de nouveaux rôles ou métiers dans lentreprise
 
 
(knowledge managers, knowledge editors, facilitateurs, animateurs) apparaît
 
 
aussi incontournable.
 
 
Autant de décisions qui incombent soit aux directions générales,
 
 
soit aux directions informatiques et des systèmes dinformation
 
 
ou, de plus en plus fréquemment, aux directions opérationnelles.
 
 
Grâce aux témoignages dune vingtaine de responsables dentreprises,
 
 
cette étude dresse le bilan de ces expériences réussies
 
 
et en tire les principaux enseignements. Véritable outil daide
 
 
à la décision, cet ouvrage est conçu pour aider les entreprises
 
 
à forger leurs propres objectifs et stratégies dans le domaine
 
 
du knowledge management, ainsi quà mettre en place les applications
 
 
les plus performantes